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samedi 10 février 2007

Affiliation du Collège de Shawinigan à la FECQ

Lors d'un référendum tenu à la fin du mois de Janvier, les étudiants et étudiantes du collège public de Shawinigan étaient appelés à se prononcer sur l'affiliation à la Fédération Étudiante Collégiale du Québec.

Les résultats sont les suivantes :

POUR : 89.47%
CONTRE : 10.00%
ABSENTION 0.005%

Le taux de participation s’élève à 16.96% de la population étudiante du collège.

vendredi 9 février 2007

Affiliation du Collège Héritage à la FECQ

Lors d'un référendum tenu à la fin du mois de Janvier, les étudiants et étudiantes du collège public anglophone Heritage étaient appelés à se prononcer sur l'affiliation à la Fédération Étudiante Collégiale du Québec.

Les résultats sont les suivantes :

POUR : 90.51%
CONTRE : 3.56%
ABSENTION 5.93%

Le taux de participation s’élève à 33.20% de la population étudiante du collège. La population étudiant s'éleve à un peu plus de 900 étudiants et étudiantes selon le site du collège.

Annulation du référendum de l'AGECR sur l'affiliation à la FECQ

Lors de la dernière réunion de la session d'automne du conseil d'administration de l'Association Générale des Étudiants du Cégep de Rimouski, les administrateurs et administratrice avaient adopté une résolution recommandant la tenue d'un référendum de désaffiliation concernant la Fédération Étudiante Collégiale du Québec.

Or, lors de la réunion tenue le 31 janvier dernier, cette résolution a été battue à l'unanimité pour différentes raisons. Tout d'abord, parce que le conseil exécutif a déjà plusieurs dossiers très lourds pour la présente session [Plan d'action sur la Cafétéria, Changement de case horaire de la vie étudiante, Campagne contre le dégel, etc.], deuxièmement, à cause que cela tomberait pendant la période des élections québécoises et puis finalement, tout simplement pour ne pas avoir à recommencer un second référendum si la résolution haussant la cotisation de la FECQ devait être adoptée lors du prochain congrès à la fin mars.

La tenue du référendum a donc été reportée à une date ultérieure qui restera à déterminer au cours des prochains mois.

vendredi 15 décembre 2006

Réaction de l'AGECEM face à la lettre conjointe de l'AGECTR et l'AGEUQTR


Association Générale des Étudiants du Collège
Édouard-Montpetit (Campus Longueuil) inc.


Aux associations étudiantes du Québec
Longueuil, 15 décembre 2006

Objet : Appui à la lettre de l’AGECTR et l’AGEUQTR

Chers collègues, chères collègues,

Les membres de l’exécutif de l’AGECEM ont pris position lors de la dernière réunion du conseil d’administration, qui a eu lieu le 6 décembre dernier, de vous envoyer une lettre afin de vous faire part de sa déception face à l’agissement des associations étudiantes du Québec lors de la dernière AEQ et ainsi que son découragement face aux guerres de drapeaux qui ont eu lieu ces derniers temps. Considérant que nous avons reçu la lettre qu’ont conjointement écrits les exécutants de l’AGECTR et l’AGEUQTR avant que nous ayons eu le temps d’adopter la dite lettre, nous avons décidé de vous envoyer une lettre afin d’appuyer ces deux associations étudiantes.

Nous avons remarqué qu’il y a depuis la fin de la grève étudiante d’hiver 2005 une guerre de « membership » entre les différents regroupements nationaux. Il est clair que le temps est venu de s’unir et de travailler ensemble afin d'avoir un plus grand poids face au gouvernement. Il est temps de travailler sur les dossiers qui nous tiennent à coeur en tant qu'étudiants et étudiantes et de s’entraider afin que ceux-ci avancent plus vite. Si vous ne voulez pas travailler avec d’autres associations étudiantes, soit : nous n’insisterons pas. Serait-il par contre possible de ne pas perdre de temps et de l'énergie à attaquer les différentes associations étudiantes ? Serait-t-il possible de se concentrer sur nos plans d’actions ?

Comme l’AGECTR et l’AGEUQTR, nous faisons appel à la maturité de tous et toutes. Nous aurons à nous battre pour de multiples causes durant les prochaines années et il est inutile de gaspiller nos énergies sur des guerres internes au mouvement étudiant.


Veuillez agréer l'expression de nos sentiments distingués,



David Charbonneau
Secrétaire aux affaires externes
Au nom de l'exécutif de l'AGECEM

Réaction de l'AGECTR et de l'AGEUQTR face à la division du mouvement étudiant québécois

Association Générale des Étudiantsdu Cégep de Trois-Rivières

Le vendredi, 8 décembre 2006

À TOUTES LES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES DU QUÉBEC

« La crise structurelle se révèle lorsque la vieille société meurt et que la nouvelle n’est pas encore en place, l’entre-deux peut ouvrir la voie au meilleur comme au pire ». -Antonio Gramsci (1891-1937)


Chers étudiantes et chers étudiants,

Dimanche dernier (12 novembre 2006), avait lieu le congrès de l’Assemblée des Étudiants du Québec à Rimouski. L’ensemble du mouvement étudiant y était présent, la Fédération Étudiante Universitaire du Québec, la Fédération Étudiante Collégiale du Québec, l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante, ainsi que plusieurs universités et collèges Indépendants. Nous nous sommes tous réunis là-bas pour discuter de l’avenir du mouvement étudiant. Cependant, des certains évènements malheureux ce sont produits.


Tout d’abord, l’AEQ a refusé le droit de vote aux groupes de l’ASSÉ et aux groupes indépendants, tout en sachant ce qu’il était pour se produire. Certes, il est pertinent de souligner que l’AEQ est une instance de la FECQ et de la FEUQ, mais il est aussi pertinent de savoir que nous savions, presque tous, qu’elle serait la réaction au refus du droit de vote. Or, les associations membres de la FECQ et de la FEUQ ont raté une belle occasion de démontrer leur leadership et leur ouverture.


D’un autre côté, le départ des groupes indépendants et de l’ASSÉ n’est aucunement justifié. Ces groupes savaient pertinemment qu’ils pouvaient influencer les décisions prises autour de la table de l’AEQ et que nous aurions pu, par la suite, nous regrouper dans l’optique de rassembler le mouvement étudiant. L’amendement apporté par la CADEUL sur la proposition des frais de scolarité en est la preuve.


C’est dans une prise de conscience de l’importance d’une union des forces que nous, Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières et Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières, lançons un appel de maturité à l’ensemble du mouvement étudiant.


Dans un contexte de marchandisation de l’éducation et à l’heure où le dégel s’apprête à sonner à la porte des étudiants, nous devrons faire preuve de solidarité et ainsi se mobiliser pour une même cause, en s’appuyant sur nos acquis pour l’amélioration de la condition étudiante.

D’un côté, la FEUQ et la FECQ devront faire preuve d’humilité et comprendre que les fédérations ne représentent pas tout le mouvement étudiant. De l’autre, l’ASSÉ et les associations indépendantes devront s’ouvrir au dialogue.


Le message que nous lançons est simple : Reconnaissons-nous malgré nos différences, abandonnons nos guerres de bannières et bâtissons une véritable coalition afin de construire ensemble pour l’avenir des étudiants ; l’avenir du Québec.


Le Conseil exécutif
Association Générale des Étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières



Le Conseil exécutif
Association Générale des Étudiants du Cégep de Trois-Rivières

Validation des résultats du référendum à Gérald-Godin

Comme il était annoncé la semaine dernière, les résultats du référendum d'affiliation de l'Association Générale des Étudiants et Étudiants du Collège Gérald-Godin a fait l'objet d'un recomptage. Les résultats demeurent les mêmes et l'AGEECGG demeure donc non-affiliée.

vendredi 8 décembre 2006

Communiqué de la FAC sur la situation au Cégep de Gaspé

Gaspé, 8 décembre 2006

La situation du Cégep de la Gaspésie et des Îles

Un signal d’alarme pour l’ensemble du réseau collégial

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles se trouve actuellement aux prises avec des difficultés telles qu’il est à craindre qu’il ne puisse poursuivre efficacement sa mission auprès de la population qu’il dessert. Constitué de quatre composantes, soit le cégep de Gaspé, le Centre d’études collégiales de Carleton, le Centre d’études collégiales des Îles-de-la-Madeleine et le Centre spécialisé des pêches de Grande-Rivière, le Cégep de la Gaspésie et des Îles subit les contrecoups de la baisse démographique régionale et des nouvelles règles de financement du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). À Gaspé, l’effectif étudiant ne cesse de diminuer, et l’impact de cette baisse, conjugué à des modifications dans les règles de financement des programmes à la fin des années 90, a provoqué une situation extrêmement délicate. Pour Annie Chouinard, présidente du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Gaspé : « La situation est inquiétante. Les règles de financement imposées par le ministère de l’Éducation ont entraîné le collège dans un déficit irrécupérable. Pour pallier le sous-financement, toutes les solutions sont envisagées, malgré leurs répercussions sur l’accessibilité à une éducation collégiale de qualité. La suspension ou la fermeture de programmes de même que la mise en place de formules pédagogiques hybrides, qui pourraient pousser les jeunes à l’exode, sont les seules réponses avancées à ce jour par le MELS. » Marylène Nicolas, présidente du Conseil central de la CSN Gaspésie-les-Îles, renchérit : « La Gaspésie connaît déjà le plus faible taux de scolarisation au Québec. Le taux de chômage y est très élevé en raison du grand nombre de travailleurs saisonniers. Nous n’avons certainement pas les moyens de voir se dévaloriser les établissements d’enseignement collégial de la région. »

La situation qui a cours en Gaspésie, comme dans toutes les régions qui subissent une décroissance démographique, est plus que préoccupante et commande que le gouvernement québécois agisse promptement. « Faudra-t-il attendre la fermeture d’un cégep avant de réagir ? Un refus d’intervention directe du ministre Fournier équivaudrait à une remise en question du principe de l’accessibilité à des études supérieures de qualité partout au Québec », d’affirmer Étienne Hudon-Gagnon, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). En effet, si la crise est plus aiguë à Gaspé, de nombreux autres cégeps de région vivent des problèmes similaires. Conjugué aux difficultés d’ordre démographique, le sous-financement des programmes d’études, maintes fois dénoncé, engendre d’énormes pressions dans les collèges. « C’est toute la question de l’accessibilité aux études supérieures qui est en cause », d’ajouter M. Hudon-Gagnon. Pour les présidents des trois fédérations syndicales enseignantes, Ronald Cameron, de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Mario Beauchemin, de la Fédération des enseignantes et des enseignants de cégep (FEC-CSQ) et Jean-Claude Drapeau, de la Fédération autonome du collégial (FAC), l’inaction gouvernementale est simplement inconcevable et inacceptable. Le ministre de l’Éducation se doit d’adopter des mesures particulières permettant aux cégeps en décroissance, dont celui de la Gaspésie et des Îles, de continuer à offrir un enseignement de qualité reconnu et identique à celui de l’ensemble du réseau collégial.

Pour les trois représentants syndicaux, la crise que traverse actuellement le Cégep de la Gaspésie et des Îles constitue un signal d’alarme sur les dangers qui guettent le réseau collégial. Au-delà des contingences budgétaires, le gouvernement québécois doit réaffirmer sa ferme volonté politique de maintenir l’accessibilité aux études supérieures dans toutes les régions du Québec. Cet engagement doit se traduire par des mesures tangibles et concrètes à Gaspé, bien sûr, mais aussi partout où un cégep est à risque. Le gouvernement québécois et son ministre de l’Éducation ne peuvent abdiquer leur responsabilité dans le maintien du réseau collégial, le meilleur garant de l’accessibilité à l’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire québécois.

www.lafac.qc.ca

Gérald-Godin demeure indépendant

À toutes les étudiantes et à tous les étudiants,

Le référendum s’étant bien déroulé durant les trois jours de scrutin, nous avons procédé au décompte des bulletins de vote ce soir, le vendredi 8 décembre 2006. Après le décompte, voici les résultats :

POUR : 108 étudiant(e)s, soit 49,32% (42,02% des bulletins, comprenant les bulletins invalides) CONTRE : 111 étudiant(e)s, soit 50,68% (43,20% des bulletins, comprenant les bulletins invalides)
ABSTENTION / BULLETINS INVALIDES : 38 étudiant(e)s, soit 14,79% des bulletins (comprenant les bulletins invalides)
Nombre de participants : 257 étudiants, soit 23,05% de la population étudiante.

La majorité des étudiants s’étant prononcés ayant choisi l’indépendance, les résultats sur laquelle des centrales vous avez choisis n’ont pas été décompté.

Si vous le désirez, vous pouvez envoyer une demande de recomptage par courriel, au age@cgodin.qc.ca ou en personne par écrit, au local de l’AGE (S-121). Si c’est le cas, vous avez jusqu’au lundi le 11 décembre 2006, à 18h00, pour vous manifester.

Tant et aussi longtemps qu’un recomptage n’est pas confirmé, les résultats ci-haut sont prédominants. S’il y a lieu, des statistiques plus détaillées vous seront fournies une fois que les demandes de recomptage auront été traitées. Nous tenons à vous remercier du temps que vous avez mis à nous faire part de votre opinion et du temps que vous avez pris pour remplir votre bulletin de vote.

Veuillez agréer de nos salutations les meilleures,

Mathieu Pepin
Vice-président aux affaires externes

Sébastien Tellier
Président

Étienne Bélanger-Caron
Vice-président aux affaires pédagogiques
Coordonateur aux affaires syndicales étudiantes

Kevin Boivin Administrateur
Association étudiante du Collège Gérald-Godin

http://www.ageecgg.org
age@cgodin.qc.ca

Au moment de publier ce message, j'apprenais qu'une demande officielle de recomptage a été déposée. Plus de détails dans les prochaines jours.

mercredi 6 décembre 2006

Viol au collège Bois-de-Boulogne!

Le viole la souveraineté locale[1] de l'AGEB-de-B

Lors des assemblées générales du 8 et du 10 novembre 2006, les membres de l’Association Générale Étudiante de Bois-de-Boulogne (AGEBdeB) ont convenu de tenir un référendum pour décider si l'association se joindra à organisation étudiante nationale et, si oui, si ce sera à l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) ou à la Fédération Étudiante Collégiale du Québec (FECQ). Lors de ces assemblées générales, les étudiants et étudiantes, membres de l’AGEBdeB ont décidé des modalités référendaires pour la campagne d’affiliation. Parmi ces règlements, on note une limitation des dépenses pour chaque comité, le contrôle du matériel distribué et la limitation de la participation de personnes de l'extérieur à une présentation des différentes options.

Malheureusement, plusieurs leaders étudiants, dont moi-même, font le constat que ces règles n’ont pas été respectées. Des militants et des militantes ainsi que des membres de l’exécutif national de la FECQ se sont présentés au Cégep de Bois-de-Boulogne pour faire de la distribution de tracts, prétextant qu’être sur le trottoir, ce n'est pas être sur le terrain du Cégep. Suite à cet événement, la direction référendaire a protesté et leur a demandé de quitter. Les gens de la FECQ se sont pourtant contentés de reculer jusqu’aux arrêts d’autobus pour poursuivre leur travail.

Ce qui est scandaleux, c’est que la Fédération Étudiante Collégiale du Québec s’est doté d’un règlement sur la non-ingérence dans les affaires locales d’une association étudiante et que les actions entreprises par l’exécutif nationale viole trois articles de son propre règlement et surtout l’esprit du principe de souveraineté local, tant glorifié par les associations étudiantes membres dont notre association étudiante. C’est inacceptable comme action et cela porte de sérieux préjudice à l’image de la fédération. Je m’interroge vivement à savoir qu’est-ce qu’on fait au sein d’un telle fédération qui viole les principes de démocratie directe et de souveraineté locale

Il est plus que déplorable que la FECQ ne respecte pas la procédure référendaire. Méprise-t-elle totalement la démocratie interne de l’AGEBdeB? Les jeux de rhétoriques n’ont pas leur place dans l’interprétation des règles référendaires dont l’association étudiante s’est dotée en assemblée générale. La FECQ aurait-elle peur d’un réel débat interne lors de la campagne d’affiliation? Ne peut-elle pas se plier aux décisions démocratiques des étudiants et étudiants du cégep Bois-de-Boulogne?

Lors d’un communiqué de presse, l’Association pour une Solidarité Syndicale étudiante affirmait sa volonté de construire une vie démocratique au sein des associations étudiantes et réaffirmons son intention de respecter la souveraineté locale, nonobstant la possibilité d’un impact négatif sur la campagne d’affiliation. La décision appartient aux étudiants et étudiantes, membres de l’association étudiante, qu’on se le tienne pour dit.

[1] Principe selon lequel une fédération, une confédération ou une coalition ne peut s’ingérer dans la gestion, les actions et les prises de positions des instances locales compétentes.

Note de l'auteur :

Après avoir rédigé l'article, l'assemblée générale des étudiants et étudiantes du collège Bois-de-Boulogne s'est prononcée à l'unanimité pour renconnâitre les actions illégales de la FECQ. À la prochaine illégalité, la FECQ est retirée de la question du référendum.

Bisbille lors de l’assemblée étudiante du Québec


Le 12 novembre 2006 dernier, se tenait l’Assemblée étudiante du Québec (AÉQ) au cégep de Rimouski. Près de 60 associations étudiantes collégiale et universitaire y étaient réunis pour discuter des enjeux estudiantins. Cependant, c’est plutôt la fronde de plus d’un tiers des associations étudiantes participantes qui est à retenir. Lors de cette réunion, qui a lieu une fois par année, 24 associations indépendantes, membres de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ou de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), ont claqué la porte en signe de protestation. Celles-ci dénoncent le manque de représentativité de la mosaïque qui compose le mouvement étudiant québécois. De plus, elles dénoncent le fait que l’ensemble des associations étudiantes québécoises ne soit pas sur le même pied d’égalité, ce qui cause un profond déficit démocratique.

L’AÉQ est une instance décisionnelle d’une structure confédérale unissant la FECQ et la FEUQ, qui se nomme le Mouvement des étudiantes et étudiants du Québec (MÉÉQ). De par son titre et sa mission, ce dernier se défini comme étant une instance de concertation et de représentation de l’ensemble du mouvement étudiant québécois. Avec deux catégories de participants, les associations membres et les associations non membres, cette instance n’est ni égalitaire, ni représentative et ni démocratique pour l’ensemble des associations étudiantes. Seules les associations membres de la FECQ et de la FEUQ ont le droit de proposition et de vote.

L’ensemble des associations étudiantes ayant quitté cette assemblée dénonce l’illégitimité du MÉÉQ en tant voix des étudiants et étudiantes du Québec. Elles considèrent que le MÉÉQ n’incarne en rien la mosaïque du mouvement étudiant québécois. Il s’agit plutôt d’un organisme fantoche dont se servent la FECQ et la FEUQ pour se définir comme porte-parole de l’ensemble des étudiants et étudiantes. Cet organisme ne fait que véhiculer les positions des deux fédérations estudiantines et ne tient nullement compte des positions des associations étudiantes indépendantes et des associations membres de l’autre regroupement national, l’ASSÉ. Par contre, le MÉÉQ prétend représenter l’ensemble des étudiants et étudiantes du Québec. Pourtant, la FEUQ et la FECQ ne représentent à elles deux que 178 000 étudiants et étudiantes. Cela ne représente que 4 étudiants sur 10, des 454 000 étudiants inscrits et étudiantes inscrites dans les collèges et universités du Québec.

Après avoir quitté l’assemblée, les 24 associations contestataires se sont réunies dans un autre lieu pour échanger leurs positions et plans d’action. Cette réunion fût symbolique et a été identifiée comme étant une «contre-AEQ», inclusive et diversifiée. Une prochaine réunion sera tenue le 27 janvier prochain, au cégep de Chicoutimi. L’ensemble des associations étudiantes du mouvement étudiant québécois y sera convié afin de discuter de la création d’une nouvelle instance indépendante, égalitaire, représentative et démocratique regroupant l’ensemble des associations étudiantes québécoises. Les principaux enjeux estudiantins y seront également abordés.

Les organisations étudiantes


Depuis la Révolution tranquille, des années 60, les étudiants et les étudiantes du Québec, se sont regroupées au sein d’associations nationales pour promouvoir et défendre leurs droits ainsi que réclamer une amélioration du système d’éducation québécois. Depuis les deux dernières parutions du Prétexte, vous avez pu prendre connaissance de l’histoire du mouvement étudiant québécois, il serait maintenant opportun de vous présentez les grandes organisations estudiantines québécoises actuellement en présence.

Ayant agi comme votre porte-parole à la vice-présidence aux affaires externes de votre association étudiante pendant presque un an, j’ai acquis une excellente connaissance des deux organisations étudiantes collégiale ainsi qu’une opinion critique sur chacune d’elle. Aussi bien vous avertir que cet article aura une saveur plus épicée que les précédents.


Fédération Étudiante Collégiale du Québec (FECQ)


Fondation : 1990
Nombre d’étudiants membre : +/- 40000
Nombre d’associations étudiantes membre : 19 associations étudiantes collégiales
Cotisation annuelle par membre : 5,00$
Philosophie d’action : Lobbisme et concertation avec le gouvernement
Site Internet : www.fecq.org

La Fédération Étudiante Collégiale du Québec a été fondée en 1990 à la suite du dégel des frais de scolarité par le gouvernement de Robert Bourassa. Bien que celle-ci ait adopté des positions très progressives tel que la gratuité scolaire, elle n’a jamais osé les mettre à l’avant-scène comme revendications principales.

Cette organisation ne peut pas être considérée comme vecteur de changement social en Éducation. C'est-à-dire qu’elle n’a jamais apporté d’amélioration notable à la cause étudiante. De part son manque de courage et de volonté à réclamer davantage que le statut quo dans nombre de dossiers (103 millions et dans le débat sur les frais de scolarité), la FECQ est tout au plus un vecteur de statut quo ou pire de recule en Éducation. Depuis quinze ans, la grande noirceur recouvre la cause étudiante et l’attitude la FECQ est une partie du problème, l’autre partie se trouvant au niveau universitaire.

Celle-ci souffre également de la culture du secret et d’un profond déficit démocratique. C'est-à-dire que plusieurs documents sont tenus secrets ou sont remis à la dernière minute avant les congrès. Tout cela engendre un profond manque de transparence de cette dernière. Comment voulez-vous avoir de la crédibilité lorsque vous ne faite même pas ce que vous osez reprocher au gouvernement ? De plus, la très grande majorité des délégués au congrès ne peuvent consulter adéquatement les étudiants et étudiantes via le conseil exécutif ou l’assemblée générale. Certains prennent même position en leur nom personnel. Et on parle de démocratie ensuite ? D’être la voix des étudiants ? Désolé, mais ce n’est pas ça, être la voix des étudiants et étudiantes.


La FECQ n’a donc pas de tradition démocratique. Et que dire du militantisme estudiantin qui est carrément inexistante. La vie militante est très peu vivante sur la plus part de ses campus. La problématique dans cela, c’est que tout part de l’appui des étudiants et étudiantes. Si la base n’est pas informée, mobilisée et revendicatrice, l’association étudiante locale n’aura pas de soutien pour n’importe lesquelles des revendications qu’elle apportera. Juste au plan local, cela fait toute une différence d’avoir une population étudiante mobilisé et informés. Cela vient à créer un effet dissuasif sur la direction du collège.

Le seul point dont je crois être positif pour la Fédération Étudiante Collégiale du Québec, c’est la qualité de son discours qui est toujours très bien étayé par des argumentaires tirés de recherches. Cependant, ce n’est pas des arguments qui vont faire reculer le vent néo-libéral qui souffle sur le monde de l’éducation depuis une décennie.

Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ)

Fondation : 2001
Nombre d’étudiants membre : +/- 40000
Nombre d’associations étudiantes membre : 11 associations étudiantes collégiales et
5 associations étudiantes universitaires
Cotisation annuelle par membre : 3,00$
Philosophie d’action : Syndicalisme de combat et escalade des moyens de pression
Site Internet : www.asse-solidarite.qc.ca

L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante a été fondée en 2001. Elle est une organisation de type syndical qui regroupe, à l’échelle du Québec, plusieurs associations étudiantes à la fois collégiales et universitaires. Elle incarne, aujourd’hui, la continuité d’un courant que représentait l’ANEEQ et qui a fait du mouvement étudiant, depuis quarante ans, un acteur incontournable de la société québécoise et un important agent de progrès social en éducation.
Cette organisation peut-être considérée comme vecteur de changement social en Éducation. De part son courage et sa volonté à réclamer davantage que le statut quo dans nombre de dossiers (103 millions et dans le débat sur les frais de scolarité), l’ASSÉ est devenue un vecteur de changement social en éducation. Elle n’hésite pas à adopter des revendications progressives et innovatrices. Cette organisation a fait de la gratuité scolaire son cheval de bataille et perpétuant ainsi la revendication historique du mouvement étudiant québécois. Revendication que les fédérations étudiantes ont abandonnée.
L’ASSÉ a une tradition démocratique très bien implantée. C'est-à-dire que les associations étudiantes membres sont invitées à consulter davantage les étudiants et étudiantes par la convocation d’assemblée générale plus fréquente. Cela lui permet de refléter davantage la volonté réelle de la masse étudiante. De plus, le militantisme estudiantin est très vivant et encouragé très fortement par la création de nombreux comités nationaux ainsi que de comité local pour informer et mobiliser les étudiants et étudiantes. Sa capacité de mobiliser est très importante et beaucoup plus efficace que celle de la FECQ.
Cette organisation vient à peine de fêter ses 5 ans, mais qui a probablement plus fait parler d’elle en 5 ans que la FECQ lors de ses cinq premières années d’existence. Le vent souffle présentement pour l’ASSÉ. Tant le nombre d’associations membres que le nombre d’étudiants et d’étudiantes membres a doublés depuis la fin de la grande mobilisation du printemps 2005.


Cette dernière ne perd pas son temps avec la concertation et le lobbisme auprès du ministère de l’Éducation. Son militantisme au sein des associations membres fait sa force et les positions revendicatrices sont ensuite très bien appuyées par ce militantisme. Avec des moyens financiers près de deux fois inférieures à celle de la FECQ, l’ASSÉ réussit quand même à produire beaucoup de matériel d’information et de mobilisation. À vrai dire, l’ASSÉ gère beaucoup mieux ses finances que ne le fait la FECQ et c’est donc plus rentable pour les étudiants et étudiantes puisque la cotisation est moins élevée.
Bien évidemment que l’ASSÉ a des points négatifs. Avec une frange plus radicale, certaines de ses revendications peuvent être considérées par certains comme utopiques et irréalistes. De plus, les médias ont collé à l’ASSÉ une image d’organisation violente lors de la grande grève du printemps 2005. Ce n’est qu’une image. Cependant, des améliorations très notables sont à constater depuis la grève étudiante de 2005.