vendredi 15 décembre 2006

Annonce de la répartition du réinvestissement dans le réseau postscondaire d'éducation

Québec, le 13 décembre 2006. — Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Jean-Marc Fournier, ont dévoilé aujourd’hui l’entente de répartition du réinvestissement gouvernemental de 320 millions de dollars pour nos cégeps et nos universités. Cette annonce s’est déroulée en présence de Michel Pigeon, président de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ), et de Gaëtan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps.

« Ces sommes permettront à nos établissements de haut savoir de se doter des moyens nécessaires pour maintenir une position avantageuse sur l’échiquier canadien et international. Dans la foulée du Conseil de la fédération de Banff, tenu en août 2005, et du Sommet sur l’éducation postsecondaire et la formation professionnelle, tenu à Ottawa en février 2006, le gouvernement du Québec poursuit ses démarches, de concert avec les gouvernements des autres provinces et territoires, afin de convaincre le gouvernement fédéral de la nécessité de rétablir les transferts aux provinces au niveau où ils étaient avant les coupures des années 90 », a souligné le premier ministre.

« Il m’importe de souligner que ces ententes sont le résultat de discussions fructueuses menées sous le signe de la collaboration, entre le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), la Fédération des cégeps d’une part, et, d’autre part, avec les dix-huit chefs d’établissement universitaire », a précisé le ministre Fournier.

Réinvestissement universitaire

Le réinvestissement réserve 240 millions de dollars aux universités pour les trois prochaines années, dont 90 millions de dollars dans la présente année scolaire. Cinquante millions de dollars par année seront répartis selon une nouvelle grille de financement plus équitable, basée sur les coûts observés pour l’enseignement des différentes disciplines. Toutes les universités appuient l’entente de partage.

Ces fonds permettront notamment l’embauche de nouveaux professeurs et l’amélioration des services aux étudiants, tels les services liés à leur bibliothèque.

Ce réinvestissement répond également à un souci de prendre en compte la réalité des établissements, notamment celle des petites universités en région auxquelles plus de 40 millions de dollars sont réservés pour les trois prochaines années, dont plus de 16 millions dès cette année.

Réinvestissement au collégial

« L’entente annoncée aujourd’hui nous permet également de respecter nos engagements envers les établissements d’enseignement collégial. Trente millions de dollars sont investis dès cette année scolaire, trente autres le seront l’an prochain et le solde, soit vingt millions de dollars, le sera en 2008‑2009 », a déclaré le premier ministre.

En 2006-2007 et 2007-2008, les cégeps pourront consacrer au total plus de 18 millions de dollars à l’entretien et la réparation des immeubles ou encore au renouvellement de l’équipement. De ce montant, 1 040 000 $ ont été réservés pour les écoles gouvernementales et les écoles subventionnées par le ministère de la Culture et des Communications.

D’autre part, 60 millions de dollars serviront à la mise en œuvre de projets particuliers au cours des années scolaires 2006-2007 à 2008-2009. Les cégeps bénéficieront donc de 18,8 millions de dollars chaque année et les établissements collégiaux privés subventionnés recevront 1,2 million de dollars. « Les collèges pourront, par exemple, mettre des efforts supplémentaires sur l’accessibilité et la qualité des services, le soutien aux technologies de l’information, le fonctionnement et l’entretien des bâtiments, ou le soutien à l’innovation et au développement économique régional », a précisé le ministre Fournier.

« Tout cela, parce que pour nous, investir en éducation, c’est donner la preuve concrète de notre engagement envers la jeunesse, c’est investir dans le potentiel intellectuel et créatif de notre capital humain, c’est favoriser l’essor social, économique et culturel du Québec. Dans un environnement marqué par la concurrence, investir dans le développement du savoir constitue l’une des mesures les plus structurantes de la prospérité, et ce, peu importe où l’on se trouve au Québec », a conclu le premier ministre.
Lien vers les tableaux présentants la répartition par établissement.

Réaction de l'AGECTR et de l'AGEUQTR face à la division du mouvement étudiant québécois

Association Générale des Étudiantsdu Cégep de Trois-Rivières

Le vendredi, 8 décembre 2006

À TOUTES LES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES DU QUÉBEC

« La crise structurelle se révèle lorsque la vieille société meurt et que la nouvelle n’est pas encore en place, l’entre-deux peut ouvrir la voie au meilleur comme au pire ». -Antonio Gramsci (1891-1937)


Chers étudiantes et chers étudiants,

Dimanche dernier (12 novembre 2006), avait lieu le congrès de l’Assemblée des Étudiants du Québec à Rimouski. L’ensemble du mouvement étudiant y était présent, la Fédération Étudiante Universitaire du Québec, la Fédération Étudiante Collégiale du Québec, l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante, ainsi que plusieurs universités et collèges Indépendants. Nous nous sommes tous réunis là-bas pour discuter de l’avenir du mouvement étudiant. Cependant, des certains évènements malheureux ce sont produits.


Tout d’abord, l’AEQ a refusé le droit de vote aux groupes de l’ASSÉ et aux groupes indépendants, tout en sachant ce qu’il était pour se produire. Certes, il est pertinent de souligner que l’AEQ est une instance de la FECQ et de la FEUQ, mais il est aussi pertinent de savoir que nous savions, presque tous, qu’elle serait la réaction au refus du droit de vote. Or, les associations membres de la FECQ et de la FEUQ ont raté une belle occasion de démontrer leur leadership et leur ouverture.


D’un autre côté, le départ des groupes indépendants et de l’ASSÉ n’est aucunement justifié. Ces groupes savaient pertinemment qu’ils pouvaient influencer les décisions prises autour de la table de l’AEQ et que nous aurions pu, par la suite, nous regrouper dans l’optique de rassembler le mouvement étudiant. L’amendement apporté par la CADEUL sur la proposition des frais de scolarité en est la preuve.


C’est dans une prise de conscience de l’importance d’une union des forces que nous, Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières et Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières, lançons un appel de maturité à l’ensemble du mouvement étudiant.


Dans un contexte de marchandisation de l’éducation et à l’heure où le dégel s’apprête à sonner à la porte des étudiants, nous devrons faire preuve de solidarité et ainsi se mobiliser pour une même cause, en s’appuyant sur nos acquis pour l’amélioration de la condition étudiante.

D’un côté, la FEUQ et la FECQ devront faire preuve d’humilité et comprendre que les fédérations ne représentent pas tout le mouvement étudiant. De l’autre, l’ASSÉ et les associations indépendantes devront s’ouvrir au dialogue.


Le message que nous lançons est simple : Reconnaissons-nous malgré nos différences, abandonnons nos guerres de bannières et bâtissons une véritable coalition afin de construire ensemble pour l’avenir des étudiants ; l’avenir du Québec.


Le Conseil exécutif
Association Générale des Étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières



Le Conseil exécutif
Association Générale des Étudiants du Cégep de Trois-Rivières

Validation des résultats du référendum à Gérald-Godin

Comme il était annoncé la semaine dernière, les résultats du référendum d'affiliation de l'Association Générale des Étudiants et Étudiants du Collège Gérald-Godin a fait l'objet d'un recomptage. Les résultats demeurent les mêmes et l'AGEECGG demeure donc non-affiliée.

vendredi 8 décembre 2006

Communiqué de la FAC sur la situation au Cégep de Gaspé

Gaspé, 8 décembre 2006

La situation du Cégep de la Gaspésie et des Îles

Un signal d’alarme pour l’ensemble du réseau collégial

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles se trouve actuellement aux prises avec des difficultés telles qu’il est à craindre qu’il ne puisse poursuivre efficacement sa mission auprès de la population qu’il dessert. Constitué de quatre composantes, soit le cégep de Gaspé, le Centre d’études collégiales de Carleton, le Centre d’études collégiales des Îles-de-la-Madeleine et le Centre spécialisé des pêches de Grande-Rivière, le Cégep de la Gaspésie et des Îles subit les contrecoups de la baisse démographique régionale et des nouvelles règles de financement du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). À Gaspé, l’effectif étudiant ne cesse de diminuer, et l’impact de cette baisse, conjugué à des modifications dans les règles de financement des programmes à la fin des années 90, a provoqué une situation extrêmement délicate. Pour Annie Chouinard, présidente du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Gaspé : « La situation est inquiétante. Les règles de financement imposées par le ministère de l’Éducation ont entraîné le collège dans un déficit irrécupérable. Pour pallier le sous-financement, toutes les solutions sont envisagées, malgré leurs répercussions sur l’accessibilité à une éducation collégiale de qualité. La suspension ou la fermeture de programmes de même que la mise en place de formules pédagogiques hybrides, qui pourraient pousser les jeunes à l’exode, sont les seules réponses avancées à ce jour par le MELS. » Marylène Nicolas, présidente du Conseil central de la CSN Gaspésie-les-Îles, renchérit : « La Gaspésie connaît déjà le plus faible taux de scolarisation au Québec. Le taux de chômage y est très élevé en raison du grand nombre de travailleurs saisonniers. Nous n’avons certainement pas les moyens de voir se dévaloriser les établissements d’enseignement collégial de la région. »

La situation qui a cours en Gaspésie, comme dans toutes les régions qui subissent une décroissance démographique, est plus que préoccupante et commande que le gouvernement québécois agisse promptement. « Faudra-t-il attendre la fermeture d’un cégep avant de réagir ? Un refus d’intervention directe du ministre Fournier équivaudrait à une remise en question du principe de l’accessibilité à des études supérieures de qualité partout au Québec », d’affirmer Étienne Hudon-Gagnon, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ). En effet, si la crise est plus aiguë à Gaspé, de nombreux autres cégeps de région vivent des problèmes similaires. Conjugué aux difficultés d’ordre démographique, le sous-financement des programmes d’études, maintes fois dénoncé, engendre d’énormes pressions dans les collèges. « C’est toute la question de l’accessibilité aux études supérieures qui est en cause », d’ajouter M. Hudon-Gagnon. Pour les présidents des trois fédérations syndicales enseignantes, Ronald Cameron, de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Mario Beauchemin, de la Fédération des enseignantes et des enseignants de cégep (FEC-CSQ) et Jean-Claude Drapeau, de la Fédération autonome du collégial (FAC), l’inaction gouvernementale est simplement inconcevable et inacceptable. Le ministre de l’Éducation se doit d’adopter des mesures particulières permettant aux cégeps en décroissance, dont celui de la Gaspésie et des Îles, de continuer à offrir un enseignement de qualité reconnu et identique à celui de l’ensemble du réseau collégial.

Pour les trois représentants syndicaux, la crise que traverse actuellement le Cégep de la Gaspésie et des Îles constitue un signal d’alarme sur les dangers qui guettent le réseau collégial. Au-delà des contingences budgétaires, le gouvernement québécois doit réaffirmer sa ferme volonté politique de maintenir l’accessibilité aux études supérieures dans toutes les régions du Québec. Cet engagement doit se traduire par des mesures tangibles et concrètes à Gaspé, bien sûr, mais aussi partout où un cégep est à risque. Le gouvernement québécois et son ministre de l’Éducation ne peuvent abdiquer leur responsabilité dans le maintien du réseau collégial, le meilleur garant de l’accessibilité à l’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire québécois.

www.lafac.qc.ca

Gérald-Godin demeure indépendant

À toutes les étudiantes et à tous les étudiants,

Le référendum s’étant bien déroulé durant les trois jours de scrutin, nous avons procédé au décompte des bulletins de vote ce soir, le vendredi 8 décembre 2006. Après le décompte, voici les résultats :

POUR : 108 étudiant(e)s, soit 49,32% (42,02% des bulletins, comprenant les bulletins invalides) CONTRE : 111 étudiant(e)s, soit 50,68% (43,20% des bulletins, comprenant les bulletins invalides)
ABSTENTION / BULLETINS INVALIDES : 38 étudiant(e)s, soit 14,79% des bulletins (comprenant les bulletins invalides)
Nombre de participants : 257 étudiants, soit 23,05% de la population étudiante.

La majorité des étudiants s’étant prononcés ayant choisi l’indépendance, les résultats sur laquelle des centrales vous avez choisis n’ont pas été décompté.

Si vous le désirez, vous pouvez envoyer une demande de recomptage par courriel, au age@cgodin.qc.ca ou en personne par écrit, au local de l’AGE (S-121). Si c’est le cas, vous avez jusqu’au lundi le 11 décembre 2006, à 18h00, pour vous manifester.

Tant et aussi longtemps qu’un recomptage n’est pas confirmé, les résultats ci-haut sont prédominants. S’il y a lieu, des statistiques plus détaillées vous seront fournies une fois que les demandes de recomptage auront été traitées. Nous tenons à vous remercier du temps que vous avez mis à nous faire part de votre opinion et du temps que vous avez pris pour remplir votre bulletin de vote.

Veuillez agréer de nos salutations les meilleures,

Mathieu Pepin
Vice-président aux affaires externes

Sébastien Tellier
Président

Étienne Bélanger-Caron
Vice-président aux affaires pédagogiques
Coordonateur aux affaires syndicales étudiantes

Kevin Boivin Administrateur
Association étudiante du Collège Gérald-Godin

http://www.ageecgg.org
age@cgodin.qc.ca

Au moment de publier ce message, j'apprenais qu'une demande officielle de recomptage a été déposée. Plus de détails dans les prochaines jours.

jeudi 7 décembre 2006

Fermeture d'une dizaine de programme au cégep de Gaspé

Selon certaines sources, la direction-générale du cégep de la Gaspésie-Les-Iles annoncera demain la fermeture d'une dizaine de programme principalement dans le secteur technique. Il s'agit près de la moitié des programme de ce cégep.

Plus d'informations à venir au cours des prochaines heures.

mercredi 6 décembre 2006

Affiliation de l'Association Générale étudiante du Collège Bois-de-Boulogne à l'ASSÉ

Depuis quelques semaines, une campagne référendaire était en cours sur le campus du collège Bois-de-Boulogne concernant l'affiliation aux organisations étudiantes nationales. Ponctué de plusieurs irrégularités, ce référendum passera à l'histoire.

Finalement, les étudiants et étudiantes se sont prononcés à plus de 57% en faveur de l'affiliation à l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante. Il s'agit d'un manda très clair venant d'une des quatre associations étudiantes ayant fondé la Fédération Étudiante Collégiale du Québec en 1990. L'Association Générale Étudiante du Collège Bois-de-Boulogne avait quitté la FECQ en 2003 et cela dans la controverse.

L'ASSÉ est maintenant composée de 11 associations étudiantes collégiales et de 5 associations étudiantes universitaires et représente plus de 40000 étudiants et étudiantes à travers le Québec.

www.asse-solidarite.qc.ca